Le premier marché d’Otisak

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Et voilà nous y sommes ! Ce week-end ma petite boutique et moi avons pris la direction du marché de Noël de ma nouvelle ville, Varades. C’était une première pour mes créations et moi que de se confronter à un public IRL.

Initialement, je devais être dehors sous barnum et au final j’ai eue le droit à un espace en intérieur avec trois autres artisans et je peux vous dire que je suis bien tombée car j’ai eue le droit à une initiation au tournage sur bois avec une proposition de formation de la part d’un monsieur passionné et très intéressant. Autant vous dire que je suis aux anges !

Les visiteurs se sont montrés assez curieux au sujet de la Sauge et le stand à semblé bien plaire aux enfants.

Au final, cette journée s’est très bien passée et pas uniquement pour Otisak, mais également pour moi de par deux rencontres que j’ai faites. J’ai fait un peu plus de ventes que ce que j’espérais et j’ai hâte de renouveler l’expérience malgré le stress pré-marché que ç’a été pour moi.

Je vous laisse donc avec ces quelques petites photos de mon stand que j’ai voulu le plus naturel possible, ainsi mes créations se mêlaient à du bois, du lichen, des pommes de pin…et comme vous pouvez voir, le premier jet des supports de boucles d’oreilles que j’ai réalisées.

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Pour vous parler un peu de la suite, courant 2016 le stand d’Otisak deviendra totalement personnalisé avec un stand inspiration « tente viking », une belle nappe que je réaliserai et d’autres supports faits main pour accueillir les nouvelles créations que j’ai en projet. Je vous en reparlerai en temps voulu car les travaux ne sont pas encore lancés. Et bien entendu, je compte bien vous proposer d’autres dates.

Je vous dis à très bientôt :)

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[ Les Fiches d’Otisak ] Le Dreamcatcher

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IMG_2272Dreamcatchers Navajo dans le désert à Monument Valley (Arizona)

Origine et Légende du Dreamcatcher

Il n’y a pas de source sure concernant l’origine du Dreamcatcher chez les amérindiens. De ce qu’on en sait, celui-ci remonterai à une vieille tribu qui rassemblait cinq peuples (les Algonquins, les Outaouais, les Saulteaux, les Ojibwes et les Potawatomis) datant de l’antiquité et connu sous le nom d’ « Anishinabe » (peuple des origines) et plus particulièrement aujourd’hui les « Ojibwe », un peuple qui vivait autour des Grands Lacs.

La Légende qui entoure le Dreamcatcher est composée de plusieurs variantes selon les tribus. Chez les Ojibwe, il ressort deux versions.
La première raconte qu’une Femme Araignée, connue sous le nom Asibikaashi, prenait soin des enfants et des gens. Avec le temps, la Nation Ojibwe s’est répartie aux quatres coins de l’Amérique du Nord et il est devenu difficile pour Asibikaashi d’atteindre tous les enfants et faire correctement son travail. Ainsi, Asibikaashi a guidé les mères et grands-mères pour qu’elles tissent des toiles magiques qui protégeraient les enfants des mauvais rêves.

La seconde est, semble t-il, commune à celle du peuple Mi’kmaq (un peuple de la côte nord-est d’Amérique) : la légende raconte que c’est une grand-mère nommée Nokomis qui fut initiée aux secrets du Dreamcatcher. Une araignée tissait sa toile dans le lieu de vie de Nokomis. Un jour son petit-fils, la voyant fixer la toile, s’est écrié « Nokomis Iya ! ». Il a piétiné la toile et s’apprêtait à frapper l’araignée quand Nokomis lui dit « Non Keegwa, ne pas lui faire de mal ! », Keegwa lui demanda alors pourquoi elle protégeait cette araignée. La vieille dame se contenta de sourire.

Une fois le garçon parti, l’araignée remercia Nokomis et lui dit « Pendant plusieurs jours, vous m’avez regardée filer et tisser ma toile. Vous avez admiré mon travail. En échange d’avoir sauvé ma vie, je vais vous offrir un cadeau. » Alors elle a montré à Nokomis comment filer la toile pour créer le Dreamcatcher.

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Illustration de Susan Seddon Boulet

Il est dit que les bons Rêves glissaient au centre de la toile, puis le long de la plume pour apporter la sérénité au dormeur. Les enfants, au réveil, caressaient les plumes -souvent de Chouettes- de leur Dreamcatcher afin d’être imprégné pour la journée de leurs rêves positifs. Les mauvais Rêves, capturés par la toile, disparaissaient, brulés avec les premiers rayons du soleil.

Cependant il ne faut pas croire que le Dreamcatcher bloque tous les cauchemars. Il retient en sa toile les énergies négatives mais il est certains rêves qui, aussi désagréables qu’ils peuvent être pour nous, qui se doivent de passer et délivrer leur message (rêves initiatiques, visions).

Chez les peuples amérindiens le rêve a une grande importance. Les enfants étaient encouragés à s’en rappeler, en parler et tenter de les analyser. Ils étaient également un moyen de communiquer avec les Esprits.

Composition du Dreamcatcher

Le Dreamcatcher était originellement constitué d’un cercle de Saule Rouge de 8 à 13 cm de diamètre et de ligneux – du nerf animal – pour tisser la toile. Il semblerai que le ligneux était particulièrement utilisé pour les enfants, les adultes préférant les fibres tissées pour leur Dreamcatchers car elles correspondraient à leur âge adulte.

Les plumes étaient fixées à l’aide de ligneux ou de tiges d’ortie et accompagnées de perles de bois ou de graines. Selon les tribus, d’autres éléments pouvaient être ajoutés, comme des coquillages ou des pierres. On utilisait surtout les plumes d’un oiseau de nuit, la Chouette.

Concernant la toile, il existe une symbolique selon le nombre de points d’attaches de celle-ci sur le cercle : 8 points représenterait le nombre de pattes de la femme-araignée et 13 points, les phases de la Lune. Il apparait également 7 points, où il est question des 7 prophéties des grands-pères.

Le cercle du Dreamcatcher, symbolise le soleil ; les plumes, l’esprit et la vie. Là encore, on trouve selon les sources, des différences, notamment sur le cercle qui serait Cercle de vie dans d’autres tribus. Personnellement je pense que c’est à chacun de donner la symbolique qu’il souhaite à son Dreamcatcher.

Variante : objet de protection pour les enfants

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Chez certains peuples, il existe des variantes du Dreamcatcher :

Il a été retrouvé en 1917 chez les Ojibwe, un porte-bébé (photo de droite) auquel était accroché deux petit cercles recouverts d’une toile de laine. Ceux-ci étaient en fait des amulettes destinées à protéger l’enfant contre le mal. La toile de l’amulette capturait tout ce qui entrait en contact avec elle, ainsi l’enfant ne pouvait être atteint.

Chez les Crees, les femmes mettaient autour du cou de leur bébé ou sur le « sac de mousse »*, une de ces amulettes afin que celles-ci capturent le froid ou l’esprit mauvais.

IMG_2275Photo de gauche : Sac de mousse Sioux avec une amulette de protection/
Photos de droite :  Amulettes de protection utilisées pour protéger les bébés. Elles ont été réalisé par des Ojibwe ou des Crees entre 1912 et 1966.

* Le « Sac de Mousse » était fabriqué à partir de cuir ou de tissu et rempli de mousse sèchée. On y ajoutait du bois émietté qui servait à absorber les besoins du bébé. Une fois souillé, celui-ci était changé.

Sources :
– Dream Catchers : Legend, lore and artifacts de Cath Oberholtzer
– Connaissances personnelles

–  Reproduction interdite de tout ou une partie du contenu
sans l’autorisation de l’auteur 

Le temps d’une nouvelle aventure.

Et voilà, nous y voici à l’ouverture du blog, puis du site.

Otisak prends son envol, je lâche dans la Nature ce projet qui fait parti de moi depuis près de cinq maintenant. Cinq ans à y penser, à le murir, à parler d’ouverture du site pour finalement faire marche arrière, le mettre en pause plus ou moins longtemps, puis y revenir… Il m’en aura fallu du temps, mais la vie est ainsi faite, certaines choses demandent à être posé pierre par pierre afin d’y bâtir de solides fondations.

Otisak tel que vous le connaîtrez aujourd’hui n’est que la naissance d’un projet qui demande à grandir. J’ai pleins d’envies pour le développer, certaines demandent un apprentissage de nouvelles techniques, d’autres des moyens financier mais au final tout cela dépendra de l’accueil que vous lui donnerez car sans vous Otisak ne pourra pas vivre.

Il reste des choses à faire, une présentation digne de ce nom à créer, une page d’accueil à  améliorer, des fiches à finaliser et certaines catégories apparaîtront au fur et à mesure que les articles feront leur entrée.

Alors pour finir, j’espère que ce que vous y découvrirez vous plaira autant que j’ai pris de plaisir à le faire  – et parfois à m’arracher les cheveux -. N’hésitez pas à me donner vos suggestions pour l’avenir, ce qui pourrait vous plaire, ce que vous aimeriez voir sur le site.

Bonne visite

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