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IMG_2272Dreamcatchers Navajo dans le désert à Monument Valley (Arizona)

Origine et Légende du Dreamcatcher

Il n’y a pas de source sure concernant l’origine du Dreamcatcher chez les amérindiens. De ce qu’on en sait, celui-ci remonterai à une vieille tribu qui rassemblait cinq peuples (les Algonquins, les Outaouais, les Saulteaux, les Ojibwes et les Potawatomis) datant de l’antiquité et connu sous le nom d’ « Anishinabe » (peuple des origines) et plus particulièrement aujourd’hui les « Ojibwe », un peuple qui vivait autour des Grands Lacs.

La Légende qui entoure le Dreamcatcher est composée de plusieurs variantes selon les tribus. Chez les Ojibwe, il ressort deux versions.
La première raconte qu’une Femme Araignée, connue sous le nom Asibikaashi, prenait soin des enfants et des gens. Avec le temps, la Nation Ojibwe s’est répartie aux quatres coins de l’Amérique du Nord et il est devenu difficile pour Asibikaashi d’atteindre tous les enfants et faire correctement son travail. Ainsi, Asibikaashi a guidé les mères et grands-mères pour qu’elles tissent des toiles magiques qui protégeraient les enfants des mauvais rêves.

La seconde est, semble t-il, commune à celle du peuple Mi’kmaq (un peuple de la côte nord-est d’Amérique) : la légende raconte que c’est une grand-mère nommée Nokomis qui fut initiée aux secrets du Dreamcatcher. Une araignée tissait sa toile dans le lieu de vie de Nokomis. Un jour son petit-fils, la voyant fixer la toile, s’est écrié « Nokomis Iya ! ». Il a piétiné la toile et s’apprêtait à frapper l’araignée quand Nokomis lui dit « Non Keegwa, ne pas lui faire de mal ! », Keegwa lui demanda alors pourquoi elle protégeait cette araignée. La vieille dame se contenta de sourire.

Une fois le garçon parti, l’araignée remercia Nokomis et lui dit « Pendant plusieurs jours, vous m’avez regardée filer et tisser ma toile. Vous avez admiré mon travail. En échange d’avoir sauvé ma vie, je vais vous offrir un cadeau. » Alors elle a montré à Nokomis comment filer la toile pour créer le Dreamcatcher.

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Illustration de Susan Seddon Boulet

Il est dit que les bons Rêves glissaient au centre de la toile, puis le long de la plume pour apporter la sérénité au dormeur. Les enfants, au réveil, caressaient les plumes -souvent de Chouettes- de leur Dreamcatcher afin d’être imprégné pour la journée de leurs rêves positifs. Les mauvais Rêves, capturés par la toile, disparaissaient, brulés avec les premiers rayons du soleil.

Cependant il ne faut pas croire que le Dreamcatcher bloque tous les cauchemars. Il retient en sa toile les énergies négatives mais il est certains rêves qui, aussi désagréables qu’ils peuvent être pour nous, qui se doivent de passer et délivrer leur message (rêves initiatiques, visions).

Chez les peuples amérindiens le rêve a une grande importance. Les enfants étaient encouragés à s’en rappeler, en parler et tenter de les analyser. Ils étaient également un moyen de communiquer avec les Esprits.

Composition du Dreamcatcher

Le Dreamcatcher était originellement constitué d’un cercle de Saule Rouge de 8 à 13 cm de diamètre et de ligneux – du nerf animal – pour tisser la toile. Il semblerai que le ligneux était particulièrement utilisé pour les enfants, les adultes préférant les fibres tissées pour leur Dreamcatchers car elles correspondraient à leur âge adulte.

Les plumes étaient fixées à l’aide de ligneux ou de tiges d’ortie et accompagnées de perles de bois ou de graines. Selon les tribus, d’autres éléments pouvaient être ajoutés, comme des coquillages ou des pierres. On utilisait surtout les plumes d’un oiseau de nuit, la Chouette.

Concernant la toile, il existe une symbolique selon le nombre de points d’attaches de celle-ci sur le cercle : 8 points représenterait le nombre de pattes de la femme-araignée et 13 points, les phases de la Lune. Il apparait également 7 points, où il est question des 7 prophéties des grands-pères.

Le cercle du Dreamcatcher, symbolise le soleil ; les plumes, l’esprit et la vie. Là encore, on trouve selon les sources, des différences, notamment sur le cercle qui serait Cercle de vie dans d’autres tribus. Personnellement je pense que c’est à chacun de donner la symbolique qu’il souhaite à son Dreamcatcher.

Variante : objet de protection pour les enfants

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Chez certains peuples, il existe des variantes du Dreamcatcher :

Il a été retrouvé en 1917 chez les Ojibwe, un porte-bébé (photo de droite) auquel était accroché deux petit cercles recouverts d’une toile de laine. Ceux-ci étaient en fait des amulettes destinées à protéger l’enfant contre le mal. La toile de l’amulette capturait tout ce qui entrait en contact avec elle, ainsi l’enfant ne pouvait être atteint.

Chez les Crees, les femmes mettaient autour du cou de leur bébé ou sur le « sac de mousse »*, une de ces amulettes afin que celles-ci capturent le froid ou l’esprit mauvais.

IMG_2275Photo de gauche : Sac de mousse Sioux avec une amulette de protection/
Photos de droite :  Amulettes de protection utilisées pour protéger les bébés. Elles ont été réalisé par des Ojibwe ou des Crees entre 1912 et 1966.

* Le « Sac de Mousse » était fabriqué à partir de cuir ou de tissu et rempli de mousse sèchée. On y ajoutait du bois émietté qui servait à absorber les besoins du bébé. Une fois souillé, celui-ci était changé.

Sources :
– Dream Catchers : Legend, lore and artifacts de Cath Oberholtzer
– Connaissances personnelles

–  Reproduction interdite de tout ou une partie du contenu
sans l’autorisation de l’auteur 

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